Maroc : un ex brouteur Ivoirien reconnu par sa victime suédoise à Marrakech




Seules les montagnes ne se croisent jamais, les hommes si. Un ex brouteur Ivoirien qui se croyait à l’abri au Maroc après avoir fui la traque policière à Abidjan, s’est retrouvé nez à nez avec sa victime dans un café de Marrakech au Maroc. Il a finit dans une cellule du commissariat central de la ville.

Les « brouteurs » sont des vedettes en Côte d’Ivoire et au Nigeria. Leur spécialité ? Contacter des hommes et des femmes en Europe via les réseaux sociaux comme Facebook, leur promettre l’amour pour au final, leur soutirer des sommes d’argent colossales.

C’est le cas de Martin dit l’américain, qui croupit dans une cellule marocaine suite à une plainte de l’une de ses victimes suédoise l’ayant reconnu fortuitement. Le brouteur Ivoirien vivait une vie royale dans son pays après avoir arnaqué de nombreuses femmes européennes.

L’arnaque en ligne commence comme une histoire d’amour, prometteuse. C’était en tout cas, ce à quoi croyait Matias. La soixantaine, vivant en Suède, il est tombé amoureux d’Andrea, une sculpturale blonde aux yeux bleus, rencontrée sur Facebook.




Après plusieurs déceptions sentimentales, Matias reçoit une demande d’amitié d’Andrea sur un réseau social. La jeune femme assure vivre en France, offre à Bernard une plongée dans son univers familial en envoyant maintes photos de son quotidien. Toutes des photomontages.

Le brouteur, a priori ivoiriens, aurait créé le personnage d’Andrea, après avoir volé les photos d’une inconnue sur Instagram (un réseau social de partage de photos).

Après des semaines d’échanges de messages passionnés et romantiques comme « tes douces paroles m’ont émue et maintenant mon âme est tourmentée par l’amour que je ressens pour toi », Andrea commence à demander de l’argent à Matias. D’abord, 800 euros pour permettre à sa tante de payer son loyer. Puis, Andrea assure partir en Côte d’Ivoire en mission humanitaire. Sur la photo, elle pose aux côtés de deux enfants, dans une robe d’été rose bonbon. Ce photomontage interpelle Matias, mais il continue à verser de l’argent. « J’étais à côté de la plaque », confesse-t’il aujourd’hui. La tante d’Andrea tombe malade, Andrea doit rentrer d’urgence en France. Matias paie tous les frais.

« Sextorsion »

Puis, aux coups de téléphone succèdent des échanges érotiques, par vidéo. Le brouteur filme Matias, sous les yeux de qui se déhanche non pas Andrea, mais une fille choisie sur un site pornographique par le brouteur, qui menace désormais Matias de publier la vidéo s’il ne leur verse pas deux fois 2000 euros. Matias se dit « drogué » et prêt à « faire n’importe quoi pour ne pas arrêter ». Au total, 2000 mails sont échangés en un peu plus d’un an. Plusieurs fois, Matias se rend à l’aéroport. Andrea n’arrivera jamais.




Mais une erreur enfantine du brouteur Ivoirien va permettre à Matias de suivre sa piste et rassembler tous les éléments contre lui. Des preuves qui vont servir aujourd’hui à réclamer des comptes au brouteur.

C’est dans un café de la ville de Marrakech, que Matias a reconnu son brouteur. L’Ivoirien, devenu proxénète s’est rapproché du suédois pour lui proposer des filles africaines. Après des heures d’échanges ayant permis à l’Européen de s’assurer d’être réellement en face de son arnaqueur, c’est la police marocaine qui a été invitée pour procéder à l’arrestation du brouteur.

Avec autre presse

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