Arrivé de France pour la dot, il se fait passer pour un « refoulé » et sa fiancée le quitte




Sous la pression de son père, Wilema avait décidé enfin de franchir le cap en acceptant sa proposition de prendre en mariage une fille de son quartier qu’il avait laissé mineure en quittant Bandalungwa. Une sorte de « libala ya commission » qu’il partait officialiser.

Est- il obligatoire de se marier dans la vie ? Certainement oui en Afrique où le célibat est mal perçu, surtout à un certain âge. Cette angoisse a tant affecté la vie du père de Wilema qu’il s’est investit corps et âme dans les préparatifs de la dot de son fils.

Quelques mois auparavant il avait réussi à convaincre son fils à partager sa vie avec Marlene, fille de ses voisins du jugée sérieuse qu’il a vu grandir. Pour lui, il était inconcevable qu’à ses 40 ans d’âge, son fils Wilema soit toujours célibataire et sans enfant. « Je n’ai jamais vécu le grand bonheur avec ta mère, mais cela n’a pour autant empêché que nous nous supportions mutuellement plus de 40ans » aimait il répéter à son fils à chaque doute émis.




L’arrivée précipitée de Wilema à Kinshasa a pris toute la famille au dépourvu, bouleversant le programme établi dont sa réception en grande pompe à l’aéroport de Ndili. Parallèlement, Marlene et Wilema sont enfin heureux de se voir et passe leur première nuit ensemble.

Mais l’atmosphère devient amère une fois que Wilema annonce que son arrivée précipitée est dû à sa reconduite à la frontière pour une histoire dont il se dédouane. Sa famille rebiffe de la situation et Marlene, encouragée par sa mère et sœurs rompt ses fiançailles avec Wilema. Quel intérêt aura-t-elle à être avec un « refoulé » ayant de ce fait anéantit toutes ses chances d’aller en Europe ?

Dans cette confusion, l’une des sœurs de Marlene dévoile que sa sœur maintient une relation parallèle avec un autre jeune du quartier, et que pour rien au monde elle accorderait à Wilema une seconde chance, arrivant même à afficher une indifférence totale aux supplices de ce dernier.




Rassuré du mauvais choix de son père, Wilema entame une nouvelle relation sentimentale avec Mamy, une autre fille de Bandal, laquelle essaie tant bien que mal de supporter ce lourd fardeau, celui d’être avec un « refoulé ».Son attachement à Wilema est incompris par tout le quartier dont les voisins excellent dans le « songui songui ».Mamy est traitée d’Etula, même par sa propre famille.




Pendant un mois, Wilema qui dépend financièrement de Mamy fait durer le mystère avant de décider d’y mettre fin. Il avoue à Mamy qu’il n’a jamais été refoulé d’Europe, justifiant cette mise en scène par les calvaires vécus par plusieurs Congolais ayant ramenés leurs épouses par regroupement familiale, mais et surtout le doute sur la sincérité de l’amour que lui portait Marlene.

Wilema et Mamy se marient dans une cérémonie restreinte n’invitant que ceux qui ne les avaient pas reniés. Certains de leurs frères et sœurs n’y sont même pas invités, la maman de Mamy non plus. Une affaire de libala ya commission qui aura permis à Wilema de revoir sa liste de western union, mais surtout de connaître le vrai amour à Bandal…Eh oui, Bandal c’est Paris

Avec autre presse

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