A Tanger, un traître Sénégalais livre les positions des migrants Noirs à la police marocaine




L’ennemi du Noir est le Noir. On se souvient encore que ce sont les africains eux-mêmes qui vendaient leurs frères en esclavage. Au Sénégal, au vu et su de tous, les enfants (talibets) sont réduits en esclavage sans possibilité d’étudier. Au Maroc, on dit « marocain et sénégalais, kif kif ». La police de Tanger se sert de l’un de leur frère Sénégalais pour interpeller et refouler des migrants Noirs illégaux.

Quelques rares migrants Camerounais téméraires, se font néanmoins visibles sur les carrefours de la ville de Tanger où ils font la manche pour avoir de quoi se nourrir. Ils n’ont plus peur du refoulement contrairement à d’autres qui se terrent dans leurs appartements ou ghettos de peur de se faire prendre par la police.

Ce jeu de chat et la souris entre la police et les migrants, a poussé les marocains à trouver un indic pour leur faciliter le travail. Approché par la police, un peul guinéen a décliné l’offre avant que Ndiaye du Sénégal ne l’accepte.




Les marocains qui le considèrent comme leur propre frère, lui accordent toutes les facilités et l’épargne avec ses proches des tracasseries contre la vente de ses autres frères migrants.

Depuis que la police de Tanger a commencé des rafles d’envergure contre eux, les migrants ont pris aussi des précautions. Moins de sortie dans la ville, on se cache dans les maisons de fortune en attente de la traversée ou départ pour la forêt.

Ndiaye le Sénégalais, qui fait semblant d’aider les migrants pour la traversée, vient plutôt repérer leurs positions afin de les transmettre à la police. Tout les plans de traversée qui tombent dans ses oreilles, les noms des passeurs sont livrés à la police de Tanger.




C’est un jeune policier marocain de 23 ans, ayant un bon cœur qui a demandé aux migrants de se méfier de Ndiaye qui serait un indic de la police. Grâce aux informations fournies par le Sénégalais Ndiaye, de centaines de migrants ont été déportés vers les villes du sud Maroc. En échange, le traître de Dakar bénéficie d’une protection.

Seydou M ( Tanger, Maroc)

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